Bonne rentrée et bonne lecture : l’infolettre d’août est parue

La Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU définit l’aménagement raisonnable comme « les modifications et ajustements nécessaires et appropriés n’imposant pas de charge disproportionnée ». Une définition éclairante, universelle… mais dont l’application reste étrangement fragmentée.

En Europe et en France, cette notion s’est cristallisée autour de l’accès à l’emploi. C’est déjà un progrès considérable, mais pourquoi limiter cette logique d’égalité réelle à la sphère professionnelle ? L’aménagement raisonnable devrait être un principe transversal, applicable dans tous les espaces de la vie sociale.

En cette rentrée scolaire, cette restriction interroge particulièrement. L’école, premier lieu d’apprentissage de la citoyenneté, ne devrait-elle pas être pionnière en matière d’aménagement raisonnable ? Adapter les supports pédagogiques, les rythmes d’apprentissage, les modalités d’évaluation – autant d’ajustements qui bénéficieraient à tous les élèves, pas seulement à ceux en situation de handicap.

L’enjeu central réside dans la définition du “raisonnable” : où tracer la ligne entre l’effort acceptable et la charge disproportionnée ? Cette notion interroge aussi nos pratiques professionnelles. Pourquoi préconiser une commande oculaire à un enfant atteint de paralysie cérébrale quand il maîtrise parfaitement le contrôle de sa tête ? Le “raisonnable” ne devrait-il pas rejoindre le “rationnel” ?

Cette question, loin d’être paralysante, ouvre la voie à une approche progressive et pragmatique. L’enseignant peut commencer par adapter quelques supports, puis enrichir progressivement sa palette pédagogique. Un cinéma peut équiper une seule salle en audiodescription et ajuster sa programmation, avant d’étendre le dispositif.

L’égalité ne se décrète pas, elle se construit par des ajustements concrets et réfléchis, pas à pas. Il est temps d’étendre cette ambition au-delà du monde du travail.

Excellente rentrée à toutes et tous 🎒

Fiches techniques août 2025

Capsule vidéo - août 2025

Le fonctionnement du prêt

Les kits sont prêtés pour deux à trois semaines, ce qui permet de tester les matériels en situation écologique, c’est-à-dire dans les différents contextes de vie de la personne (maison, travail, ESMS…), et sur la durée. La plupart des kits sont constitués de manière à proposer des essais comparatifs : vous trouverez dans ce cas dans la valise plusieurs aides techniques ayant la même finalité.

Pour qui ?

  • Toute personne en situation de handicap souhaitant essayer un matériel,
  • Tout professionnel soucieux de préconiser le “bon” outil,
  • Toute entreprise qui souhaiterait expérimenter une aide technique dans le cadre d’un aménagement de poste.

Tarifs

Paiement des frais d’expédition, de logistique, maintenance et assurance du matériel

  • 50 € par kit d’une valeur inférieure à 500 €
  • 100 € par kit d’une valeur inférieure à 1 500 €
  • 150 € par kit d’une valeur supérieure à 1 500 €

Vous bénéficiez d’un demi-tarif si vous effectuez le retrait et la restitution du kit dans nos locaux à Villeneuve d’Ascq.

Expédition

Vous recevez le kit en quelques jours via Colissimo.

Durée du prêt

De 2 à 3 semaines